Loi Orientation et Réussite des Etudiants : Je m’informe

La loi oblige les Universités à mettre en place des capacités d’accueil. L’AFGES et ses élu-e-s se sont toujours battu-e-s pour la suppression des capacités d’accueil et au minimum leur augmentation. Une diminution des capacités d’accueil aurait entraîné une tension de la plupart des filières universitaires.

 

Afin que l’Université soit ouverte à tous, les élu-e-s de l’AFGES s’est battue dans les conseils centraux de l’université, obtenant même le refus des capacités d’accueil en CFVU (Conseil de Formation de la Vie Universitaire).

 

Suite à de nombreuses interventions de l’AFGES, les capacités d’accueil ont été augmentées à l’Université de Strasbourg et des postes supplémentaires ont été ouverts, particulièrement dans les filières en tension (STAPS, Psychologie)


 

 

La contribution vie étudiante a pour objet de financer la vie étudiante et les actions de prévention. Tou-te-s les étudiant-e-s ont et auront accès à l’ensemble des services de la vie étudiante (santé universitaire, services sociaux, culture, sport…). La mise en place de cette contribution vie étudiante, compensée par la suppression de la cotisation Sécurité Sociale (217 euros), doit permettre d’augmenter de 40 à 60% les moyens en matière de santé universitaire et de vie étudiante.

 


 

 

En effet, un-e étudiant-e peut utiliser jusqu’à 7 droits à bourse durant la totalité de ses études supérieures. Le cursus licence ainsi que tout autre cursus d’une durée inférieure ou égale à BAC+3 ne peuvent donner lieu à plus de 5 droits à bourse. Le 3e droit ne peut être accordé que si l’étudiant-e a validé au moins 60 crédits ECTS, 2 semestres ou 1 année. Le 4e ou le 5e droit ne peuvent être accordés que si l’étudiant-e a validé au moins 120 crédits ECTS, 4 semestres ou 2 années.
Ces situations sont appréciées au 1er septembre de l’année pour laquelle la bourse est sollicitée.
Les étudiant-e-s passant en année supérieure bénéficient d’un droit à bourse quel que soit le nombre de crédits validés.

 

Dans l’objectif de véritablement démocratiser les études supérieures, il ne faut pas qu’un dispositif pédagogique visant la réussite devienne un frein pour la poursuite d’étude. De ce fait l’AFGES restera attentive, si la licence en 4 ans est imposée par le responsable pédagogique (notamment dans le cadre des Parcours d’accompagnement personnalisés), alors si l’étudiant-e est boursier-e, il est indispensable de lui octroyer un droit à bourse supplémentaire.


 

 

L’objectif des parcours d’accompagnement personnalisés est de lutter contre le taux d’échec et de décrochage massif connu en première année d’enseignement supérieur. Ces parcours sont obligatoirement proposés par les Universités. L’Université de Strasbourg a fait le choix de proposer dès la rentrée les parcours d’accompagnement personnalisés.

Suite à la demande des élu-e-s de l’AFGES, un comité de suivi de la réforme a été créé. Ce comité traite en priorité des parcours d’accompagnement personnalisés. Les élu-e-s étudiant-e-s de l’AFGES ont proposé au comité d’articuler ces parcours avec le tutorat étudiant.

 

En effet depuis quelques années les associations ou groupes d’étudiant-e-s ont développé des tutorats étudiants, libre d’accès et gratuits, qui luttent notamment contre les préparations privées (payantes).

 

C’est ainsi qu’à l’Université de Strasbourg les parcours d’accompagnement personnalisés seront couplés au tutorat étudiant. La définition exacte des parcours est dépendante des composantes. Cependant un cadre universitaire de ces parcours sera réalisé, c’est pour cela que les parcours d’accompagnement personnalisés restent gratuits à l’Université de Strasbourg.


 

 

Il existe plusieurs réponses données par la plate-forme “Parcoursup” pour les filières non sélectives : OUI – OUI SI – EN ATTENTE.

 

L’objectif de la réponse « OUI SI » est de proposer un parcours de formation adapté à l’étudiant-e, qui se nomme “parcours d’accompagnement personnalisé”. L’étudiant-e est  inscrit-e normalement dans la formation demandée. Il ne s’agit en aucun cas d’une sélection, le “Oui, Si” ne peut pas se traduire par un “Non”.

 

Si l’étudiant-e entre en “Oui si”, des enseignements complémentaires tels que du tutorat ou de la mise à niveau lui sont proposés. Ces enseignement complémentaires seront aménagés pour tenir compte des régimes spéciaux d’étude (étudiant-e-s salarié-e-s, sportif-ve-s de haut-niveau,….).

L’AFGES et ses élu-e-s ont œuvré à la construction de ces parcours à l’Université de Strasbourg!

 

Plus d’informations sur la mise en place des parcours d’accompagnement personnalisés  : “Un parcours adapté pour accompagner chaque étudiant-e !”


 

 

En effet, la loi ORE ne dispose d’aucune mention vis-à-vis d’une éventuelle suppression des rattrapages et de la compensation. Les dispositions d’application de la Loi se feront à travers une phase réglementaire. La phase réglementaire débute par des groupes de travail, du 11 avril au 25 avril, où les organisations étudiantes pourront faire remonter leur propositions et leurs visions. Suite à ces propositions une synthèse sera établie. Les premiers textes passeraient au CNESER (Conseil National de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) au mois de Mai pour être soumis au vote.

 

L’objectif de l’AFGES est d’améliorer ces droits et non de les supprimer ! C’est pourquoi, l’AFGES soutiendra certaines positions, durant les groupes de travail, tel que :

 

1- L’AFGES souhaite offrir à tous les établissements qui le désirent la possibilité de mettre en place le CCI (Contrôle Continu intégral). Le CCI consiste en une multiplicité d’évaluations pour chaque Unité d’Enseignement (au minimum trois), tout au long de l’année, permettant à la fois de se rattraper et l’acquisition réelle de compétences et de connaissances, par le biais d’un retour sur chaque évaluation. Cette évaluation continue inclut obligatoirement l’organisation d’une session de substitution pour les étudiant-e-s bénéficiant d’un statut particulier ou d’un régime spécifique d’étude.

 

2- L’AFGES souhaite un système de blocs de compétences, induisant une réelle approche par compétence au sein de la formation. En effet, l’approche par compétence permet une meilleure lisibilité des diplômes tant pour l’étudiant-e que pour le monde socio-économique.

En aucun cas il n’est souhaitable de faire disparaître purement et simplement la compensation, et ce n’est pas la position défendue par l’AFGES et ses élu-e-s.